+6 63 82 45 62moc.uaezial-druoger-enitram%40tcatnoc
Martine Regourd LaizeauDocteure en psychologie de la santé & thérapie EDMRCournon d'Auvergne
Une formation basée sur la méthode APERA
(EHPAD, hôpitaux, médico-social, libéraux, travailleurs sociaux...)
Dans les métiers du soin, l'épuisement ne tombe jamais du ciel. Il s'installe au croisement de plusieurs contraintes qui, mises bout à bout, finissent par peser très lourd : sous-effectif chronique, rappels sur repos, plannings morcelés, nuits écourtées, chargés émotionnelles intenses, annonces difficiles, familles en détresse, injonctions de traçabilité et de protocoles qui changent sans cesse. Les soignants sont pris entre le temps administratif et le temps relationnel, entre ce qu’ils savent être un “bon soin” et ce que les conditions réelles leur permettent d’offrir. À force de “faire avec”, de compenser, de se rendre disponibles malgré la fatigue, ils repoussent leurs limites, jusqu’à parfois ne plus sentir qu’ils les ont dépassées. L’engagement qui les a conduits à ce métier devient alors, sans qu’ils s’en rendent compte, un facteur de risque d’épuisement.
"Je n’ai plus d’énergie, mais je continue, je ne sais même plus comment. "
« J’ai peur du jour où je vais vraiment craquer. »
Cette formation n'est ni une injonction à "être plus zen", ni un simple cours théorique sur le burn-out.
C'est un temps pour vous, soignants, pour :
- mettre du sens sur ce que vous vivez ;- reconnaître vos limites sans culpabilité ;- redécouvrir vos ressources individuelles et collectives ;- réfléchir à des choix plus ajustés pour durer dans ce métier.
Méthode APERA
APERA signifie Approche de Prévention de l'Épuisement en Relation d'Aide
Il s'agit d'une démarche développée au Québec depuis près de trente ans, initialement auprès de professionnels du soin et du travail social, puis auprès des proches aidants.
Elle s'intéresse à une question simple, mais essentielle :
Comment des personnes engagées, compétentes, motivées, en arrivent elles à s'épuiser ?
Et surtout : Comment peuvent-elles protéger leur santé sans renoncer à leurs valeurs d'aide ?
Contrairement à beaucoup de discours, APERA ne réduit pas l’épuisement à un simple “problème individuel de fragilité” ou de “mauvaise gestion du stress”. Elle intègre aussi le contexte de travail, les contraintes institutionnelles, la charge émotionnelle propre au soin. Les autrices de la démarche APERA, Michelle Arcand et Lorraine Brissette, travaillent depuis des décennies auprès de personnes en relation d’aide.
Michelle Arcand
Psychologue
Elle a travaillé en toxicomanie et en santé mentale, puis en pratique privée auprès d'adultes, dont de nombreux professionnels de la relation d'aide et proches aidants ou déprimés.
Elle est la conceptrice des bases de l'approche APERA et a coécrit, avec Loraine Brissette, plusieurs ouvrages de référence sur la prévention de l'épuisement.
Lorraine Brissette
Travailleuse sociale / assistante de service social
Elle a longtemps accompagné des intervenants sociaux, des soignants et des proches aidants confrontés à une forte charge relationnelle.
Ensemble, elles animent formations, webinaires et groupes, au Québec et en France.
Accompagner sans s'épuiser. Guide à l'intention des professionnels de la relation d'aide
(Érès, 2024) - un livre clé pour aider les soignants et travailleurs sociaux à prévenir l'épuisement et protéger leur santé mentale mise à mal par leur métier.
Guide de survie des proches aidants. Conseils pratique pour soutenir sans s'épuiser
(Éditions de l'Homme)
Paroles de stagiaire à la méthode APERA " J'avais l'impression que si je disait que j'étais fatigué, je n'étais plus professionnelle. Ici, j'ai compris que reconnaître ses limites, c'est aussi prendre soin des patients."
J'ai enfin une grille de lecture pour ce que je ressens. Ce n'est pas seulement "je suis fatigué", c'est un processus que je peux comprendre."
Un parcours d'accompagnement inspiré de la méthode APERA
C'est quoi, un proche aidant ?
Un proche aidant, c'est une personne qui apporte régulièrement de l'aide à un proche en perte d'autonomie ou en situation de handicap, à cause de l'âge, d'une maladie ou d'un accident.
Cette aide peut être :
Ce rôle n'est pas un "petit plus" : il peut représenter plusieurs heures par semaine, parfois par jour, et s'étaler sur des années.
Ce que ça change dans une vie
Etre proche aidant, c'est souvent :
Moins de temps pour soi :
loisirs, vie sociale, repos passent après ;
Des ajustement au travail :
temps partiel, fatigue au bureau, parfois arrêt ou perte d'emploi ;
Un impact sur la vie de couple ou de famille :
moins de disponibilité pour le conjoint, les enfants, les amis ;
Une charge mentale constante :
penser aux médicaments, aux risques de chute, aux rendez-vous, aux urgences possibles
Les principaux risques pour les proches aidants
Quand aider commence à vous coûter trop cher
On n'ose pas toujours en parler, mais le rôle de proche aidant peut entraîner :
Témoignage inspirant
"Quand maman a commencé à perdre la mémoire, je me suis dit que c'était normal que je m'occupe d'elle. J'ai pris tous les rendez-vous, je passais chez elle tous les soirs après le boulot.Au début, je tenais. Puis j'ai arrêté le sport, je ne voyais plus mes amis, je répondais moins aux messages. Un jour, mon médecin m'a dit :"Vous êtes en train de vous épuiser."Je me suis mise à pleurer : je pensais que c'était moi qui n'était pas assez forte. J'ai compris plus tard que ce n'était pas un manque d'amour pour maman... C'est juste que je ne pouvais pas tout porter seule."
Nadia, 52 ans, aidante de sa mère